
Le parafoudre limite les surtensions transitoires qui peuvent atteindre l’installation électrique lors d’un phénomène atmosphérique ou d’une perturbation du réseau. Installé dans le tableau, il dérive une partie de l’énergie vers la terre afin de réduire la tension supportée par les équipements. Il protège notamment les appareils électroniques sensibles, les systèmes de communication, la domotique et certains équipements professionnels.
Il ne s’agit pas d’un paratonnerre. Le paratonnerre protège le bâtiment contre un impact direct et conduit le courant de foudre vers la terre ; le parafoudre protège l’installation intérieure contre les surtensions. Les deux dispositifs peuvent être complémentaires.
La réponse dépend du bâtiment, de son alimentation et de l’évaluation du risque. Les règles d’installation prévoient notamment des cas où le parafoudre est requis, par exemple lorsqu’un bâtiment est équipé d’un système de protection externe contre la foudre. D’autres situations tiennent au mode d’alimentation, à l’exposition locale et aux conséquences d’une indisponibilité des équipements.
Dans un immeuble parisien alimenté par un réseau souterrain et sans paratonnerre, la pose n’est donc pas automatiquement imposée dans chaque appartement. Elle peut néanmoins être pertinente pour protéger des matériels coûteux ou indispensables. Une visite technique permet de vérifier la configuration réelle plutôt que de conclure à partir de la seule adresse.
La protection se raisonne depuis l’origine de l’installation. Dans une copropriété, il peut exister un dispositif sur les parties communes, mais celui-ci ne dispense pas toujours d’étudier les équipements privatifs et la longueur des conducteurs. Le syndic doit être consulté lorsqu’une intervention concerne le tableau général, les colonnes ou les parties communes.
Dans l’appartement, le parafoudre prend place dans le tableau et doit être coordonné avec les protections, les conducteurs et la prise de terre. Des connexions trop longues ou un mauvais raccordement réduisent son efficacité. La pose doit respecter les instructions du fabricant ainsi que les règles applicables à l’installation.
Une multiprise dite « parafoudre » peut apporter une protection complémentaire à proximité d’un appareil, mais elle ne remplace pas une protection correctement conçue au tableau ni une prise de terre fonctionnelle.
Certains modèles possèdent un voyant ou un indicateur mécanique d’état. Après un événement important, l’élément de protection peut avoir atteint sa fin de vie même si l’installation continue à fonctionner. Il faut alors remplacer la cartouche ou le dispositif selon la notice. N’ouvrez pas le tableau pour le contrôler vous-même : son état doit être vérifié lors d’une intervention sécurisée.
Un parafoudre ne peut pas fonctionner correctement sans un chemin d’écoulement adapté. La continuité de la terre, les liaisons équipotentielles et l’organisation du tableau doivent donc être contrôlées. Une inspection de sécurité électrique permet d’examiner ces points et de repérer les protections manquantes ou inadaptées.
Tordjman Électricité étudie le type d’alimentation, la présence d’un paratonnerre, la qualité de la terre, la configuration du tableau et les équipements à protéger. Si l’installation est ancienne, la pose peut s’inscrire dans une mise en sécurité électrique à Paris.
L’objectif n’est pas d’ajouter un module par principe, mais de choisir une protection cohérente, correctement raccordée et maintenable. Pour une copropriété, le diagnostic doit aussi distinguer clairement la responsabilité des parties communes et celle de l’installation privative.
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